Bizarre, décalé, hors-norme, alternatif, contestataire, trash, subversif, anticonformiste, underground - appelez-ça comme vous voulez, de tous temps, en tous lieux, a toujours subsisté une contre culture, une culture contre.

Contre la norme artistique, contre la norme morale, contre la norme politique et sociale. Face à l'uniformisation des esprits, des sociétés, et des oeuvres, elle a opposé des démarches souvent audacieuses, parfois éphémères, pourtant parfois majeures aussi.

Toutes les évolutions sociales, politiques, artistiques, lui sont dues - qui peut le nier ? C'est de la marge qu'est toujours venu le mouvement. C'est aujourd'hui, alors que le conformisme intellectuel, médiatique, culturel, a atteint une telle pesanteur qu'il en est étouffant, oppressant, aliénant même, que cette marge nous est plus que jamais nécessaire.

Il est grand temps qu'elle sorte de son ghetto, qu'elle quitte la confidentialité dans laquelle elle est enfermée pour se révéler au grand jour. UN PRINTEMPS BIZARRE, c'est ça. Un événement dont l'ambition est de réunir, sans exclusive (de médium, de forme, de chapelle, d'étiquette ...), tous ceux qui éprouvent le désir de proposer, seul ou ensemble, une alternative, un acte de résistance aux idées, au système dominants. " On veut autre chose ", entend-t-on dire partout.

Cet autre chose existe, offrons-le à ceux lassés des produits formatés, consensuels, conformistes, confortables, jamais courageux, jamais décalés, hors-normes, alternatifs, contestataires, trash, subversifs, anticonformistes, underground - jamais bizarres.