Chaque jour un personnage atypique nous livre son point de vue sur Un Printemps Bizarre. En marge de la culture underground, notre invité nous donnera ses impressions à chaud. Nous saurons tout sur ce qu'il a aimé, sur ce qui l'a choqué. Vendredi 9 avril, L'invité Bizarre était au Café-Labo de Gian Laurens...
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Odile
UN NOUVEAU JEU DE SOCIETE qui s'intitule A BAS LES MASQUES.
A l'USINE, samedi 24 avril, une douzaine de personnes En 1ère partie, GIAN, qui chauffe la salle tel un animateur de super-marché ou de salle des fêtes provinciale légèrement amateur avec quelques tours de jongleur. Des jeux de mots vasouillards à comprendre, des chansons ringardes de rappeurs à reprendre en choeur, une théorie de l'art rudéral à ingurgiter visuellement,un opéra de basse-cour à mimer, un dialogue truffé de court-circuits de consommes à piger. Ce tourbillon de passe-passe nous dépasse. Où sommes-nous ? ...

Gian Laurens à l'Usine
A l'hôtel du Tabou REI ... Enfin , à l'hôtel du Tabou REI chavire le monstre hégémonique dans un sacrifice où le torero nous donne à vivre un moment exultant. Et cela s'enchaîne sans y prendre garde. Après cet échauffement qui nous a surpris, déboussolés, c'est à nous, les spectateurs de ce déspectacle, d'être au centre dans un jeu que nous imaginons à peine : ce sont nos instants de vie qui sont placés sous les sunlights bienveillants avec notre cortège de comportements guindés. Finis les repères, les déguisements, les attrape-nigauds, nous voilà à nus, les coeurs battent la chamade.

Et cet homme, et cette femme que je ne connaissais pas en entrant, sont des échos, des miroirs de mes difficultés de ma vie au quotidien. Comment trouver des solutions ? Indivuellement je n'y arrive pas. Impasses et oeillères sont notre lot. Mais collectivement d'autres issues se font jour ? La soirée se termine, il est tard, je suis fatiguée mais j'ai beaucoup ri, d'une gaîté qui vient d'une participation active. Nous nous quittons en nous embrassant avec beaucoup de fraternité et de chaleur. Ces quelques heures ont commencé à imprimer un espoir que les choses peuvent changer dans ce marasme ambiant généralisé à tous les niveaux. Plus tard ...

Fermons les yeux, même pour les paranoïaques, et faisons un rêve. Le magicien avait tout l'air d'un amateur mais en grand professionnel il avait tout préparé, élaboré, structuré pour nous conduire vers une destination inconnue de nous dans un voyage qu'il nous appartient ou non d'entreprendre.

La porte s'est ouverte, il y avait un magicien mais son ego s'est translaté en un vecteur de quelque qui nous dépasse mais qui nous pousse à nous dépasser. Le jeu ne fait que commencer ... Et pour bâton de pélerin dans cette voie, cette étincelle de gaîté et de joie enfantine qui animait le visage de l'assistante du magicien Cat au théâtre des grands guignols et des marionnettes que nous sommes. Odile
   
Cat à l'Usine  Gian Laurens à l'Usine
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